Des insultes sur les réseaux sociaux, un barrage de réactions politiques et l' abandons forcé du lyçée pour des raisons de sécurité. Le cas de Mila, une adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'Islam, a relancé le débat en France sur les limites de la liberté d'expression.
L'étudiante française, habituée des réseaux sociaux, mélomane et ouvertement déclarée homosexuelle, a décidé de diffuser une vidéo pour ses adeptes critiquant le monde arabe.
"Les Arabes ne sont pas mon style" ou "La religion arabe incite à la haine" sont quelques-unes des déclarations qui ont mis ses détracteurs et ses défenseurs en armes.
La vidéo qui a été virale a mis le feu aux réseaux sociaux, au point que la protagoniste a reçu des insultes et des menaces de mort.
La jeune femme a dû arrêter de fréquenter son école par crainte d'être agressée. Le pays est divisé, et tout se comprend mieux avec ces deux "hastags" - "JesuisMila" et "JenesuispasMila".
Les autorités judiciaires ont ouvert une procédure pour les menaces de mort reçues mais aussi contre Mila pour incitation à la haine.
Des membres influents de la communauté musulmane ont fortement critiqué les revendications de Mila, tandis que d'autres défendent la liberté d'expression.
Le vieux débat est à nouveau ouvert, où est la limite ? Quand le crime d'apologie du terrorisme, par exemple, se produit-il ? Les blessures qui ont été infligées par le passé dans des affaires comme la couverture de Charlie Hebdo ou les manifestations du polémiste Dieudonné sont rouvertes.
Ferons-nous un jour cesser ce débat ? Tout cela est-il une question culturelle ?
Sautez dans l'arène du blog et débattez !
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